Présidentielle 2020 au Burkina : Le MPC quitte la majorité et apporte son soutien à l‘opposition

Le Mouvement pour le Progrès et le Changement (MPC) a, ce jeudi 10 septembre 2020 à Ouagadougou, annoncé sa démission de l’Alliance des partis et formations politiques de la Majorité présidentielle (APMP). C’était via une conférence de presse au cours de laquelle, les responsables du parti ont déclaré leur soutien au candidat Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique au Burkina Faso, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC). 

« Dès sa création, notre parti s’est affilié au Chef de file de l’Opposition. Un an après son affiliation, le combat contre l’instauration du sénat et la révision de l’article 37 a commencé. Le MPC a été au rendez-vous de la lutte ayant abouti à l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Son premier responsable que je suis, a été président du Comité contre le référendum (CCR). Cette insurrection portait l’espoir d’un changement dans la manière de gérer le pays, de gouverner les hommes et d’administrer les biens publics. C’est parce qu’ils croyaient en un Burkina meilleur, et parce qu’ils voulaient que plus rien ne soit comme avant, que nombre de nos camarades de lutte ont donné de leur vie. En 2015, sur les marches de l’Insurrection, le MPP a accédé au pouvoir. Le 21 octobre 2015, nous avons soutenu le candidat Roch Marc Christian KABORE, parce que nous croyions que, fort de ses 26 ans d’expérience, il réussirait à mobiliser toutes les énergies et les ressources pour bâtir un Burkina de paix, de prospérité, d’unité nationale et d’espérance », a situé le président du MPC, Claude W. Ouédraogo.

Malheureusement, se ravise M. Ouédraogo, durant les cinq années de mandat du président Kaboré, le Burkina a perdu le contrôle d’un tiers de son territoire. « Environ 4 000 Burkinabè et amis du Burkina ont été tués, plus d’un million de nos concitoyens sont déplacés internes, tandis que plus de trois millions d’autres concitoyens sont touchés par une crise alimentaire. Plus de 4 000 écoles fermées, des centaines de centres de santé non-fonctionnels, une fronde sociale en perpétuelle ébullition, une nation profondément divisée, des massacres communautaires : le bilan du président Kaboré est plus que catastrophique », illustre l’ancien allié du pouvoir, Claude W. Ouédraogo, pour qui, le Burkina est passé d’havre de paix et terre d’espoir à un épicentre d’horreurs.

Claude W. Ouédraogo (au micro.), encadré de membres de la direction politique du parti

Soutien à Zéphirin Diabré

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