Burkina Faso : Eddie Komboïgo  dénonce  la hausse des prix de denrées  de premières  nécessité.

Le nouveau chef de file de l’opposition politique, Eddie Komboïgo a animé sa première conférence de presse, le mardi 4 mai 2021 à Ouagadougou. Il a dénoncé le silence du gouvernement face aux attaques terroristes et la recrudescence de la corruption au Burkina Faso. Il a fait des  recommandations pour l’instauration d’un Etat de droit. 

Par la Rédaction

Après les 100 jours de gouvernance du nouveau gouvernement du deuxième   quinquennat du Président du Faso, Roch Kaboré, le Chef de file de l’opposition politique (CFOP), Eddie Komboïgo estime qu’il n’y a pas eu de changement dans la gouvernance.  Il l’a fait savoir au cours d’une conférence de presse animée, le mardi 4 mai 2021 à Ouagadougou.

D’après lui, sur le plan économique l’on assiste à une recrudescence de la mal gouvernance et de la corruption. En outre, M. Komboïgo a souligné que les travaux publics confiés aux entreprises sont mal exécutés alors qu’ils sont payés à des coûts de milliards. Aussi, a-t-il complété, le climat des affaires ne cesse de se détériorer. Chose qui, pour lui, entraîne la fermeture des entreprises, des unités industrielles et l’augmentation du nombre des chômeurs. « Près de neuf millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté au Burkina Faso », a regretté le CFOP ».

Il a souligné que les prix des produits de grande consommation ne font qu’augmenter. Par exemple, a argumenté le conférencier, le prix du sac de 100kg de maïs est passé de 12 500 francs CFA en janvier à 22 500 francs CFA en avril. Il dénonce une inflation galopante des denrées alimentaires.

Sur le plan de la gouvernance politique, le président du CDP a énuméré les insuffisances du pouvoir actuel. Il a cité entre autres, l’absence de réformes politiques substantielles, l’accroissement du nombre de déplacés internes et la précarité des populations. « Le Burkina a atteint 1 million 200 déplacés internes et des milliers de morts. La seule chose du pouvoir est la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale », a-t-il dit.

A en croire Eddie Komboïgo pense que le gouvernement ne maîtrise pas la situation sociale du Burkina. Il a noté que la fronde sociale se dégrade de plus en plus. Le CFOP prend pour exemple les réformes dans le secteur de l’éducation qui menacent la bonne tenue de l’année scolaire.

De même, il a rappelé la sortie dans la rue des habitants de la région de l’Est pour revendiquer plus d’attention sur le développement du Gulmu, le ras-le-bol des travailleurs de la mairie de la capitale et la question foncière qui restent des véritables problèmes à gérer.

Le chef de file de l’opposition n’a pas seulement critiqué mais il a aussi fait des recommandations. Selon lui, il faut que le gouvernement réaffirme l’Etat de droit et réinstaure l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire. Il a souhaité une prise en charge des populations démunies mais également un regard particulier à l’endroit des veuves et orphelins des forces de défense et de sécurité tombées pour la patrie.

Eddie Komboïgo a suggéré une baisse des prix des produits de première nécessité et des hydrocarbures. « Le dialogue entre le gouvernement et les partenaires sociaux doit être repris. Et, les recommandations de l’enquête parlementaire sur le foncier doivent être appliquées strictement », a-t-il argué.

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